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L'historique

le master Voici pour vous, l'histoire de la création du "Cercle" Académie de Magie et également pour les plus curieux un rapide cours sur l'histoire de la magie.





Le Cercle, antre des magiciens et apprentis sorciers.


Pour moi, le constat était là :
Ayant plongé avec délice et sans retenue dans le chaudron magique des apprentis sorciers, j'ai dû m'escrimer seul, heure après heure, à décoder, démystifier les tours qui me faisais rêver, à grand renfort de bouquins et de leçons sur DVD.
Mais les bouquins, ça n'est pas forcément très accessible ou compréhensible pour un débutant et j'aurais aimé avoir un professeur qui puisse tout me montrer en vrai.
Voilà pourquoi et comment est né "Le Cercle", votre Académie de Magie qui se veut à la fois boutique pour enchanteurs en culottes courtes, magiciens débutants ou professionnels, mais aussi école de magie et salle de spectacle pour les soirées et goûters anniversaires.

Le problème, c'est que la magie aujourd'hui vit en supportant deux images contradictoires : d'un côté, une aura façon Merlin et légendes celtes, nimbée de mystére et de réactivitée par le phénomene Harry Potter; de l'autre, une connotation ringarde à la sauce "Le grand", "L'extraordinaire" des années 1900.
J'aimerais justement faire sauter ce verrou et montrer que la magie peut être très moderne, loin du chapeau haut-de-forme et du lapin que l'on en fait sortir. Avec nos représentations pour les enfants bien sûr, mais aussi nos vrai spectacles pour les adultes.
D'autant qu'il y a différentes magies : du close-up, oû les manipulations de cartes et autres pièces sont reines, à la magie de scène avec hypnose et disparitions, en passant par la magie de salon.
Le plus important, c'est le contact avec le public ! Quand on voit une personne de 50 ans qui nous regardent avec des yeux de 8 ans oû quand les enfants, qui sont un public bien plus difficile qu'on ne le croit, se laissent embarquer à partir du moment oû l'on a titillé leur imaginaire, on se dit que c'est vraiment un métier formidable.
La voie 9 3/4 n'existe pas, et pourtant, nous sommes là !
Pierr Cika ( le master )



Quelques coupures de presses sur votre boutique préféré.



Petite histoire de la préstidigitation


La magie, un art millénaire

L'art de la magie, de produire des phénomènes extraordinaires défiant les lois de la nature remonte à la nuit des temps. Dès la préhistoire, plusieurs individus réalisent qu'ils ont le talent de tromper leurs semblables. C'est ainsi qu'ils deviennent les premiers magiciens ou sorciers : ainsi, dès 50000 av. JC, les hommes des cavernes pratiquent des rites "magiques" dans un cadre religieux. A cette époque, ceux que l'on appelle Sorciers ont une connaissance des plantes et de la vie supérieure à celle de leurs semblables, ainsi qu'une habileté certaine à les tromper, visuellement ou verbalement.

Les premiers écrits

De très anciens textes comportent des allusions à des tours de magie ou de fakirisme : La Bible elle-même nous parle des magiciens de Pharaon, avec notamment le bâton transformé en serpent (un classique du fakirisme). Les premiers vrais écrits historiques qui mentionnent un tour de magie datent de l’Egypte ancienne, où on retrouve la trace d'un tour de gobelets et de muscades datant de 2500 av JC. La magie semblait être utilisée par les prêtres pour crédibiliser les pouvoirs de Pharaon sur les "simples mortels" et simuler des dons surnaturels (techniques de mécanique sablonneuse pour arrêter des fontaines à volonté ou ouvrir des portes de temples comme par magie...). A la même époque en Chine, on présente déjà le fameux tour des anneaux chinois.

La magie et la sorcellerie

Au Moyen-âge encore, on croit beaucoup en la magie, et à ses prétendus pouvoirs guérisseurs ou liés à la destinée. D'autant que les connaissances scientifiques de l'époque n'étaient pas celles d'aujourd'hui. Toutefois, certains érudits font déjà la différence entre le jeu de la manipulation et la magie : Le moine franciscain Roger Bacon est le premier à décrire, en 1240, des tours de magie et les expliquer grossièrement afin de démonter qu'il s'agit de simples amusements et non d'une activité en rapport avec le diable, car la sorcellerie est interdite. Avec la période noire de l'inquisition, les magiciens se font plutôt discrets car ils peuvent être soupçonnés de sorcellerie, de pacte avec le diable et être condamnés à mort.

Les premiers livres

Ce n'est qu'en 1584 qu'un livre est enfin publié sur l'art de la magie : « La découverte de la sorcellerie » de Reginald Scott. Ce livre propose de mettre fin aux superstitions en faisant la distinction entre Tours d'adresse et Sorcellerie, et l'auteur espère convaincre le roi d'Ecosse Jacques 1er qu'il est injuste de condamner des gens qui ne sont que des artistes. Bien que ce livre soit publié dans le but de protéger le public des charlatans, il obtient l'effet inverse : Le grand public de l'époque est composé de gens trop pauvres pour pouvoir s'acheter un livre et beaucoup ne savent même pas lire ! Les seuls qui peuvent en tirer avantage sont les riches... et les faux devins ! Résultat: Jacques 1er ordonne de brûler tous les livres... et les sorciers avec !
La même année en France, on remplace le terme de magie par Physique amusante : Magie est un mot qu'on apparente trop facilement à sorcellerie. La Physique amusante devient alors un divertissement de salon très apprécié.

La magie de rue

Du Moyen-âge au 18ème siècle, la magie se limite aux spectacles de rue. On amuse le public dans les foires, sur les places publiques, dans les fêtes ou chez les nobles. Ces premiers magiciens européens sont pour la plupart des artistes ambulants qui sont également jongleurs, avaleurs de sabres ou cracheurs de feu. Des gravures de l'époque montrent que ces magiciens exécutaient des tours comme la corde coupée puis raccommodée. Plus tard, ils ajoutent à leurs numéros des tours de pièces et, à partir du 14ème siècle, des tours de cartes. La période de chasse aux sorcières finit par passer, et les magiciens peuvent faire de plus en plus de spectacles, et certaines ne gagnent leur vie qu'avec la magie.

Robert-Houdin met les pendules à l'heure...

Au 18ème siècle les spectacles de magie se font de moins en moins dans la rue pour migrer vers les théâtres et la prestidigitation semble être à la mode dans toute l'Europe. Entre le 18ème et le 19ème siècle, on voit apparaître des centaines de magiciens professionnels, et on trouve de moins en moins de charlatans. Les magiciens louent, ou même font construire de grandes salles de spectacle pour accueillir toujours plus de monde. Cela va favoriser la création des trucages de scène (comme les trappes) qui mènent très vite à la réalisation de grandes illusions. De tous ces nouveaux artistes, un seul va rapidement devenir "le père de la magie moderne": Jean Eugène Robert-Houdin qui se distingue très tôt par l'élégance de son style et la créativité de ses illusions : c'est lui qui a ouvert les portes de l'âge d'or de la magie, donnant mêmes des spectacles pour des souverains étrangers. Il ira jusqu'à jouer un rôle diplomatique important entre la France et l'Algérie.

Des grandes illusions au close up

Vers fin du 19ème siècle, beaucoup de magiciens célèbres s'illustrent alors dans de grands spectacles itinérants ou implantés dans des théâtres. Il s'agit de grosses productions mettant en scène des grandes illusions (lévitations, tête coupée, disparition ou apparition de personnes...) ou de tours classiques inspirés de l'imaginaire orientale (la corde hindoue).
Entre toutes les grandes illusions et afin de permettre aux techniciens de préparer l’illusion suivante, les artistes présentent des numéros de manipulation utilisant les accessoires de ce qui deviendra le close up: Cartes, pièces, cordes, foulards... Avec le temps, ces petits numéros deviennent un véritable spectacle et des artistes comme Thomas Nelson Downs (le "Roi des pièces") en font leur spécialité et deviennent de véritables vedettes avec un simple numéro de pièces et de cartes : c'est un nouveau style de magie qui émerge et prends de l'importance. Des magiciens professionnels décident de faire du close up leur spécialité et se produisent dans les cabarets et restaurants chics en circulant parmi les clients pour leur montrer des tours d'adresses de très près : ils viennent de créer le table à table.

Gants blancs et chapeau claque

Au milieu du 20ème siècle, la prestidigitation devient alors un hobby à la mode : iI est de bon ton d'offrir une boite de magie aux petits garçons pour les fêtes.
[Tandis qu'une multitude de spécialités se développent à partir du close up (la cartomagie, la magie des pièces, des cordes...), des spécialités annexes à la prestidigitation vont prendre de l'ampleur pour devenir des arts à part entière : Le mentalisme, Le Pick Pocketisme, la sculpture sur ballon, la ventriloquie...] Les magiciens français proposent alors de créer une organisation qui regrouperait tous les clubs de magie du monde et qui devient la F.I.S.M et on voit apparaître les premiers championnats de magie. En même temps, la télévision se réconcilie avec les magiciens et il n'est pas rare de voir des numéros de magie lors d'émissions de variétés ou de programmes pour enfants. On est au beau milieu du magicien style costume trois pièces et haut de forme quand les américains bouleversent cette image en produisant le premier show de méga-illusions : c'est David Copperfield qui renoue avec la tradition des grands spectacles de magie qui circulaient encore au début des années 50 ; mais en faisant disparaître la Statue de la Liberté ! Le ton est donné, la démesure lancée.

Toujours plus grand !

Dans les années 70, c'est à Las Vegas que les magiciens vont pouvoir donner libre cours à la démesure de leur imagination : les shows de grandes illusions acquièrent un niveau de sophistication inégalée jusqu'alors : on construit même d'abord le théâtre qui va recevoir le magicien vedette puis l'hôtel casino autour ! Le duo allemand Siegfried & Roy en est la plus spectaculaire démonstration vivante. Soir après soir, des milliers de spectateurs assistent, médusés, à des disparitions ou apparitions de voitures, d'éléphants, de tigres blancs... voire de dizaines de flamands roses ! Las Vegas devient (et demeure toujours) la ville des magiciens au point qu'un Casino sans magicien vedette est un casino qui ne marche pas !

Petit close-up devenu grand

Parallèlement, le close-up a eu un très grand succès. Tous les papas savent faire au moins un tour de cartes à leurs enfants ! Le table à table est devenu une vraie animation et il n'est plus rare de voir un magicien faire des tours lors de fêtes ou aux tables de grands restaurants. De plus en plus de femmes se mettent à la magie et enrichissent la sensibilité de cet art.